Les centrales hydroélectriques de Luminus, une énergie verte au fil de l’eau et des saisons

Numéro 1 en Belgique

Avec une capacité installée de 67 MW, les sept centrales hydrauliques de Luminus représentent une source importante d’énergie renouvelable dans le parc de production de l’entreprise.

C’est il y a plus d’un demi-siècle que la première de ces sept centrales a été mise en service à Ivoz-Ramet dans la région liégeoise, générant de l’énergie au fil de l’eau, en parfaite harmonie avec l’environnement.

Toutes les centrales hydroélectriques de Luminus sont implantées en Wallonie : six sur la Moyenne et la Basse Meuse entre Namur et la frontière hollandaise, et la septième sur la Sambre. Cette hydro-électricité a représenté pendant des décennies l’essentiel de l’énergie renouvelable en Belgique. Luminus reste le numéro un dans le secteur de la production hydroélectrique en Belgique.

227 GWh d’électricité verte pour 55.000 familles

Luminus exploite 7 centrales hydroélectriques sur la Meuse et la Sambre

Sur la Meuse

  • Monsin ( Liège ) : 1954 – 20MW
  • Ivoz-Ramet 1954 – 10MW
  • Ampsin 1965 - 10MW
  • Andenne 1980 - 7MW
  • Lixhe 1980 - 16MW
  • Grands-Malades 1988 - 5MW

Sur la Sambre

  • Floriffoux 1993 – 0.8MW

Leurs avantages

  • Indépendance énergétique
  • Pas de pollution, zéro émission
  • Parfaitement intégrées au paysage
  • Silencieuses
  • Emploi local en Wallonie
  • Acceptées par les riverains

Une énergie mécanique transformée en énergie électrique

L’énergie électrique est produite grâce à des ensembles turbines-alternateurs. La seule condition à cette production est l’existence d’une différence de hauteur suffisante entre deux niveaux d’eau. C’est ce qu’on appelle « la chute ». L’eau qui s’écoule du bief supérieur 1 vers le bief inférieur 2 provoque, par sa vitesse, la rotation d’une hélice appelée turbine hydraulique.

Cette hélice est couplée à un alternateur qui transforme l’énergie mécanique en énergie électrique. Plus la chute est haute, plus la puissance disponible sera importante. Et plus le débit passant dans la turbine est important, plus la puissance de sortie de l’alternateur est élevée.

Les centrales d’Ivoz- Ramet et de Monsin ont été les premières unités hydrauliques mises en service en 1954.
Elles sont équipées de turbines à axe vertical, tout comme celle de Floriffoux.
Les centrales hydroélectriques d’Ampsin- Neuville, Grands-Malades, Andenne et Lixhe sont dotées de turbines à axe horizontal.
Dans ce modèle de turbine, l’alternateur est placé au centre de la turbine, donc à l’intérieur du canal d’écoulement d’eau.

En chiffres


3.860 familles

Si un débit constant de 100 m/s tombe d’une hauteur de quatre mètres pendant une année de production complète, 3.860 familles sont approvisionnées en énergie.

101.250 tonnes de CO2

Les sept centrales hydroélectriques de Luminus permettent une économie de 101.250 tonnes de CO2 par rapport à une production équivalente à l’aide de centrales thermiques classiques.

60% de la consommation d’électricité

Les six unités sur la Meuse développent une puissance maximale simultanée de 67 MW, soit 60% de la consommation d’électricité d’une grande ville en hiver.

Environ 227 GWh en énergie verte

La production moyenne annuelle pour l’ensemble des centrales hydrauliques de Luminus est d’environ 250 GWh, ce qui permet d’alimenter en énergie verte l’équivalent de 55.000 ménages, soit environ 180.000 personnes.

Nous investissons pour optimiser la production

Améliorer la performance de nos installations, c’est une décision importante témoignant de notre engagement en faveur de l’environnement, de la pérennisation de la production d’énergie renouvelable hydroélectrique et, par voie de conséquence, une de nos actions en faveur de la lutte contre le changement climatique.

Depuis 2015, des investissements ont été réalisés pour la rénovation des centrales hydroélectriques de Lixhe, d’Andenne, d’Ampsin et de Monsin, afin d’améliorer leur rendement et leur flexibilité mais aussi de prolonger leur durée de vie :


  • A la centrale de Lixhe, 2 nouvelles turbines plus efficaces ont été installées en 2012/2014, permettant une adaptation plus rapide au débit naturel de la Meuse. Les installations électriques ont également été renouvelées et le système d’exploitation de la machine a été modernisé.
  • 2 des 3 turbines de la centrale d’Andenne ont été remplacées en 2014/2016, permettant ainsi d’accroître l’efficacité du site tout en valorisant au mieux l’énergie.
  • En 2016/2018, c’est la centrale d’Ampsin qui a fait l’objet d’unemise en conformité électrique et de la rénovation des systèmes de contrôle
  • En 2018/2019 : la centrale de Monsin a elle aussi été modernisée, grâce au remplacement de deux des trois turbines par de nouvelles turbines écodurables. Le résultat : la prolongation de 35 ans la durée de vie de cette centrale de 18 MW.

Une coordination optimale dans le respect des hommes et de la nature

Les centrales de Floriffoux, Grands Malades, Andenne, Ampsin-Neuville, Monsin, Lixhe et Ivoz-Ramet sont gérées et télésurveillées depuis le poste de commande d’Ivoz-Ramet. Grâce à ce système de supervision centralisée et de téléconduite des unités, le personnel peut suivre, comme s’il était sur place, le fonctionnement de chaque unité hydroélectrique sur la Meuse ainsi que celle de Floriffoux sur la Sambre. Cela permet une meilleure coordination de la production d’énergie renouvelable et une optimalisation de la sécurité d’exploitation.

Nettoyage de la Meuse

De janvier à avril, le risque de subir les effets de crues est très présent. Elles se traduisent par une augmentation du débit liée à la fonte des neiges ou à une pluviométrie abondante. Au cours d’une même année, le débit de la Meuse peut ainsi varier de 20 m³/s à 2.000 m³/s. Si des mesures de prévention ne sont pas prises, l’eau peut inonder les installations.

En cette période, la quantité de déchets amassés sur les berges par la montée des eaux et charriés vers les installations augmente considérablement. Près de 1.000 tonnes de déchets sont ainsi extraites du fleuve chaque année. Luminus assure ce nettoyage entièrement à ses propres frais, ainsi que le tri et le recyclage ou la mise en décharge.

Des échelles pour les poissons

Chaque année, des poissons migrateurs tels que les saumons nagent de la mer du Nord vers la Haute-Meuse. Au cours de cette migration, les poissons sont confrontés à diverses difficultés, dont celle du franchissement des centrales hydroélectriques.

Des ascenseurs et/ou échelles permettent aux poissons migrateurs de remonter le cours de la rivière.

Conformément aux permis d’environnement et à la volonté de Luminus de diminuer son impact environnemental, l’entreprise a lancé depuis 2010 une étude pour la protection des poissons migrateurs à proximité de ses centrales hydrauliques.

Après un diagnostic incluant une étude des comportements migratoires des poissons et des risques encourus, des tests d’éloignement des turbines et d’attraction vers les pertuis du barrage ont été et sont toujours en cours de réalisation.

Sécurité avant tout

En plus des risques traditionnels liés au travail en industrie, une centrale hydroélectrique implique de tenir compte de la proximité du fleuve.

Les tâches liées au remplacement de grilles ou au dégagement des déchets sont exécutées été comme hiver. Les travaux à l’intérieur ou à l’extérieur des turbines représentent un risque réel en raison du confinement des machines. Toutes ces opérations sont soumises à des règles strictes en matière de sécurité telles que le port d’équipements de protection individuelle et le travail en équipes de deux hommes au minimum. Le matériel de sécurité collective propre à ces installations est très régulièrement contrôlé et optimisé.

La sécurité est la priorité de Luminus.

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