Projets futurs pour Gand-Ham : remplacer le gaz par l’eau des docks

Depuis plus de 60 ans, la centrale énergétique de Ham alimente la ville en énergie. Au fil du temps, cette énergie est devenue toujours plus propre. Et la transition se poursuit : de nouveaux projets durables sont déjà en préparation. Vous habitez le quartier ? Vous avez alors reçu une invitation à notre marché d’information du 16 juin 2026.

Energiecentrale Gent Ham met hoge schoorsteen, een deel is getekend in zwart/wit.
Vue intérieure de la centrale : un réseau de tuyauteries, partiellement représenté en noir et blanc

La centrale produit de la chaleur et de l’électricité

Aujourd’hui, la centrale de Gand-Ham produit à la fois de la chaleur et de l’électricité. Grâce au réseau de chaleur, elle alimente notamment des logements sociaux, l’hôpital AZ Sint-Lucas, des bâtiments de l’Université de Gand et la piscine Van Eyck.

Avec ses 23 kilomètres de canalisations, le réseau de chaleur de Gand est le plus grand de Belgique. Chaque année, il fournit environ 55.000 MWh de chaleur, soit l’équivalent de la consommation de près de 5.000 ménages.

La chaleur est aujourd’hui produite principalement à partir d’unités de cogénération et de chaudières à vapeur fonctionnant au gaz. Cette technologie permet de produire simultanément de la chaleur et de l’électricité tout en limitant fortement les pertes d’énergie. Résultat : une réduction de près de 400 tonnes de CO₂ chaque année.

En savoir plus sur le réseau de chaleur
Deux techniciens Luminus, équipés d’un casque blanc, examinent ensemble une installation au sein de la centrale

Le saviez-vous ? La centrale de Gand-Ham fait partie des quatre centrales “black start “ de Belgique. En cas de panne électrique généralisée, elle peut redémarrer de manière autonome et contribuer à remettre en service d’autres centrales ainsi que le réseau électrique.

Gand-Ham, au bord du Handelsdok

100 ans d’énergie : une centrale qui se réinvente

Depuis plus de 100 ans, la centrale énergétique du Handelsdok fait partie du paysage gantois. Sa cheminée emblématique domine le paysage de la ville. Au fil des décennies, la centrale a évolué au rythme des avancées technologiques et des besoins de la société : du charbon au diesel, puis du diesel au gaz naturel.

Une nouvelle étape s’ouvre aujourd’hui. Là où le charbon était autrefois utilisé, une pompe à chaleur alimentée par l’eau du Handelsdok prendra bientôt le relais. La plus ancienne centrale électrique encore en activité en Belgique se prépare ainsi à entrer dans sa période la plus propre et la plus durable.

Vers un réseau de chaleur encore plus vert

La prochaine étape consiste à rendre la production de chaleur de Gand-Ham encore plus verte. Pour ce faire, le gaz naturel sera progressivement remplacé par l’électricité. C’est pourquoi une chaudière électrique (e-boiler) et plusieurs pompes à chaleur seront installées sur le site. Ces nouvelles installations contribueront à un réseau de chaleur plus performant et plus durable pour Gand, tout en réduisant les émissions de CO₂ et d’azote et en améliorant la qualité de l’air.

Deux grandes cuves industrielles, dont l’une est représentée en noir et blanc
La nouvelle chaudière électrique transforme l’électricité en chaleur

À partir de 2026, une nouvelle chaudière électrique transformera les surplus d’électricité en chaleur. Cette chaleur sera directement distribuée via le réseau de chaleur ou stockée temporairement dans un réservoir thermique.

Une solution qui rend le réseau de chaleur plus propre tout en contribuant à la stabilité du réseau électrique.

La centrale de Gand-Ham au crépuscule, avec l’eau au premier plan et sa haute cheminée visible sur la gauche
Pompes à chaleur : l’eau du Handelsdok comme source d’énergie

L’eau du Handelsdok contient naturellement de la chaleur. Une pompe à chaleur récupère cette énergie et l’élève à la température nécessaire pour alimenter le réseau de chaleur. Cette solution nécessite de l’électricité, mais bien moins que la production de chaleur conventionnelle. Une première pompe à chaleur devrait être mise en service d’ici 2031, et une seconde suivra probablement d’ici 2035.

Des études environnementales approfondies sont réalisées afin de garantir que l’utilisation de l’eau du Handelsdok n’ait aucun impact négatif sur l’environnement.

Une péniche sur le canal, avec certains éléments mis en évidence par une illustration en noir et blanc

Mieux pour le quartier, mieux pour Gand

Les projets d’avenir de Gand-Ham rendront le réseau de chaleur plus durable et amélioreront la qualité de l’air dans la ville. Grâce à la combinaison d’une chaudière électrique et de pompes à chaleur, les émissions d’azote du réseau pourraient diminuer d’environ 80 % à long terme.

En parallèle, nous explorons de nouvelles possibilités de raccordement pour les immeubles et les appartements. Plus le réseau s’étend, moins il faut de chaudières individuelles et moins les émissions sont importantes.

Le réseau de chaleur de Gand-Ham est ainsi bénéfique à la fois pour le quartier et pour les objectifs climatiques de Gand, de la Flandre et de l’Europe.

Vers les questions fréquentes
Demande de permis d’environnement introduite

La réalisation des nouvelles installations nécessite l’obtention d’un permis d’environnement. La demande porte à la fois sur les nouvelles installations prévues et sur le renouvellement du permis des installations existantes. Elle est accompagnée d’un rapport d’incidences environnementales.

Rapport d’incidences environnementales

Le rapport a été déposé. Il présente les résultats d’une étude approfondie portant sur les impacts potentiels du projet, notamment sur la qualité de l’air et de l’eau, le bruit, la biodiversité et la santé.